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L'ADN
et les chromosomes
La
réalisation d'un test de paternité
La
précision du procédé de l'épreuve ADN
de parentage
1. L'ADN et les chromosomes
L'ADN (acide désoxyribonucléique)
est le composant génétique de la vie. Il détermine
les caractéristiques spécifiques ou les traits de
chaque individu. L'ADN de chaque individu est unique sauf pour
les jumeaux identiques. Par conséquent, un profil génétique
unique existe pour chaque personne grâce à l'ADN.
Ce profil ADN permet d'identifier un individu d'une façon
unique et forme la base d'un test de paternité.
L'ADN
est une longue molécule ressemblant à un fil très
fin. On le trouve dans presque tous les cellules du corps humain.
Le composant génétique d'un individu est codé
dans l'ADN en plusieurs sections fonctionnelles qu'on appelle
'gènes', situés dans 46 chromosomes. Ceux-ci sont
des structures moléculaires complexes qui sont constituées
d'un long brin d'ADN sur enroulé et associé à
des protéines.
Les
chromosomes sont regroupés en 23 paires, dont 22 paires
sont homologues, c'est-à-dire que les chromosomes, regroupés
par deux, sont de la même taille et de la même apparence.
Ils enregistrent de l'information qui est apparentée aux
mêmes traits hérités. Le 23 ème groupe
contient les chromosomes sexuels. Ceux-ci sont importants pour
déterminer le sexe de l'individu. Chaque groupe de 23 chromosomes
est hérité d'un seul parent biologique. Chaque individu
possède donc deux compléments génétiques
dans son propre ADN : un complément hérité
de sa mère biologique et l'autre de son père biologique.
Cette constatation forme la base du test ADN de paternité.
Le test permet de vérifier ou d'exclure le rapport biologique
entre un enfant et un père présumé par la
comparaison de leur ADN.
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2.
La réalisation d'un test de paternité
Dans la catégorie précédente,
on a constaté qu'il est tout à fait possible de determiner
le rapport biologique entre un enfant et un père présumé
si on compare leur ADN. En réalité, il faut seulement
comparer certaines parties de l'ADN, appelées marqueurs microsatellites
ou loci, pour établir la paternité biologique. Les
loci d'ADN microsatellite sont de petits fragments d'ADN dans lesquels
la même séquence est répétée plusieurs
fois. Puisqu'un individu a deux compléments génétiques
d'ADN, il y a deux copies du même loci, l'un hérité
de la mère et l'autre du père.
D'une manière
générale, six à seize loci d'ADN microsatellite
sont examinés au test pour déterminer la paternité.
Les loci d'ADN microsatellite utilisés sont des marqueurs
standard répondant aux normes de qualité des organisations
spécialisées comme l'ENFSI (European Network of Forensic
Science Institute), le 'Iberoamerican Working group on DNA analysis'(GITAD)
et Interpol. Une caractéristique importante de ces marqueurs
microsatellites est que le nombre de répétitions des
séquences (appelées aussi fréquence) de l'ADN
est fort variable dans la population générale. En
revanche, ce nombre de répétitions est conservé
entre d'un parent et son enfant. Par conséquent, l'enfant
hérite, d'un nombre déterminé de répétitions
pour un marqueur donné de sa mère biologique et de
son père biologique (Exemple 1).
La série des
fréquences des marqueurs microsatellites analysés
révèle le profil génétique d'un individu
examiné. Un test de paternité typique détermine
les profils génétiques de la mère, de l'enfant
et du père présumé. Il est ainsi possible de
déterminer le marqueur que l'enfant a hérité
de la mère biologique en comparant les trois profils. Quand
on élimine le marqueur hérité de la mère,
l'autre moitié du profil génétique de l'enfant
appartient au père biologique. Le test de paternité
détermine donc si le père présumé est
le père biologique en on comparant la moitié restant
du profil génétique de l'enfant à celui de
son père présumé. Si les profils sont parfaitement
assortis, ce résultat indique que le père présumé
est effectivement le père biologique (Exemple 1). Par contre,
si le profil génétique du père présumé
ne correspond pas an profil génétique de l'enfant,
sa paternité biologique est exclue (Exemple 2).
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3.
La précision du procédé de l'épreuve
ADN de parentage
Puisqu'un test ADN
de paternité est très précis, il est devenu
un moyen très puissant pour déterminer la paternité.
Lors d'un test incluant des prélèvements de la mère,
de l'enfant et du père présumé, il y a une
probabilité de 99.99% ou plus que le père soit le
père biologique quand le profil de l'ADN du père présumé
correspond au profil génétique de l'enfant pour tous
les marqueurs génétiques. En revanche, un père
présumé est exclu 100% si il n' y a pas de correspondence
entre le profil de l'enfant et celui du père présumé
pour à trois ou plus marqueurs génétiques.
Si
la mère n'est pas disponible pour le test, il y a néanmoins
une probabilité de paternité de plus de 99.99% quand
les profils d'ADN de l'enfant et du père présumé
sont correspondant. Si les profils ne s'accordent pas, ce résultat
indiquerait avec une précision de 100% que le père
n'est pas le père biologique de l'enfant.
L'épreuve
est d'autant plus précise que le nombre des marqueurs (loci
d'ADN microsatellite) utilisés lors de l'épreuve ADN
est élevé. En conséquence, le résultat
d'un test qui utilise un profil de 16 marqueurs est beaucoup plus
exact qu'un test qui utilise 6 ou 13- marqueurs. Il est donc important
de choisir un test de paternité qui utilise un nombre raisonnable
de marqueurs, surtout dans le cas où seuls l'enfant et le
père présumé sont examinés.
Puisque
les membres d'une famille ont des profils génétiques
similaires, quand deux pères sont apparentés, la probabilité
de la paternité peut être moins forte que dans les
épreuves normatives. Dans ces cas, il est recommandé
d'examiner les deux pères, puisque celui qui n'est pas le
père biologique peut être exclu avec certitude. Si
les deux pères sont jumeaux, il n'est pas possible d'identifier
le père biologique: les jumeaux possèdent deux profils
d'ADN identiques.
La
raison pour laquelle il n'est pas possible de confirmer la paternité
biologique avec une certitude de 100%, est parce qu'il y a une probabilité
très petite que le profil du père présumé
corresponde au profil de l'enfant par hasard. La possibilité
que cela arrive est en général de moins de 0.001%
(ou 1 sur 100000) et dépend aussi de l'origine ethnique des
individus. La certitude de la paternité biologique est proportionnelle
au nombre de marqueurs génétiques.
4. Esempio 1

Cas 1: Le dessin montre
le résultat d'un marqueur microsatellite d'un test de paternité
qui inclut des prélèvements de la mère (ligne
en haut), de l'enfant (ligne au milieu) et du père présumé
(ligne en bas). Dans ce cas, le marqueur maternel de la mère
qui est partagé par l'enfant est numéro 6. Cela signifie
que l'autre marqueur de l'enfant (numéro 7) doit être
hérité du père. Dans ce cas, le père
présumé partage le marqueur avec l'enfant, parce qu'un
des marqueurs est en effet numéro 7. Ce procédé
est répété pour tous les marqueurs utilisés
dans le test.
.
5. Esempio 2
Cas 2: Le dessin montre
le résultat d'un marqueur d'un test de paternité qui
inclut des prélevements de la mère (ligne en haut),
de l'enfant (ligne au milieu) et du père présumé
(ligne en bas). Dans ce cas, les marqueurs sont 29 et 30. Cela signifie
que l'enfant a hérité le 29 de la mère et le
31.2 doit être hérité du père biologique.
Puisque le père présumé ne possède pas
ce marqueur, il est peu probable qu'il soit le père biologique.
Ce désaccord entre l'ADN de l'enfant et celui du père
doit être présent dans au moins trois bandes pour qu'on
puisse exclure la paternité avec certitude.
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